Quel phénomène, cette Théodora : elle inspire même les cinéastes des années 60 avec leurs merveilleux peplum !
Comme en 1952 : "Teodora l'imperactrice di Bizanzio" de Ricardo Freda avec G. Marchal et... I. Papas !
! pour revenir à "l'Homme d'Istanbul" !

et pour... le cinéma aussi !

Theodora... femme et impératrice (vers 500-548)


quel personnage pour les historiens !

"Théodora, impératrice de Byzance"
Un ouvrage, toujours de référence qui veut faire la part des choses entre légende et réalité

Charles Diehl (1859-1944)
1904
"Théodora, impératrice de Byzance"
Un ouvrage plus récent

Francis Fèvre (1959-)
Presses de la Renaissance, 1984

et... pour les romanciers !

"Théodora, impératrice d'Orient",
Guy Rachet

Une honnête biographie romanesque entre ses débauches scandaleuses et son sens politique exacerbé !

Le Rocher, 2001 - J'ai lu, 2006
"Théodora, courtisane et Impératrice"
Odile WEULERSSE

Flammarion, 2001
"Le palais des larmes", Michel de GRECE

(1988) Presses Pocket, 2005
Femme au destin vraiment hors-norme, probablement dévorée d'ambition, elle sait jouer de tous ses charmes pour arriver à ses desseins et si tous les historiens ne lui décernent pas les mêmes épithètes, particulièrement quant à ses débuts... son destin est bien celui aussi d'une véritable tête politique ! Pas étonnant qu'elle enflamme les imaginations des historiens, romanciers, cinéastes... Attention ! Theodora, "courtisane et impératrice" à ne pas confondre avec Théodora "impératrice et sainte"... !

MOSAÏQUE BYZANTINE : DE 395 A 802

Mosaïque historique turque qui commence par "la Ville" originelle : Byzance puis "la Ville" de Constantin, Constantinople. Dès 395, l'Empire romain d'Orient, commence à dessiner sa mosaïque byzantine qui va défier les siècles ! Parcourons-la, jusqu'à Irène(797-802), dernière représentante de la dynastie isaurienne.

"Byzance"
Constantinople, ville romaine, ville byzantine... la famille... l'école... l'amour... la mort... le pouvoir... l'économie... à Byzance.
Europe, revue littéraire mensuelle, octobre 1997
Charkes DIEHL :
- "Byzance, grandeur et décadence"
Byzance : les causes de sa grandeur... de sa décadence... La civilisation byzantine et son influence... L'héritage... Toujours une référence, certes ancienne.
Flammarion, 1926

- "Histoire de l'Empire byzantin"
à consulter en ligne !
Paris, 1919 - Editions du Trident, 2007

- "Figures byzantines, 1ère et 2ème série"
Des portraits passionnants à lire.
Armand Colin, 1906-1908

lectures byzantines

"Vie, grandeurs et misères de Byzance", René GUERDAN
E mpire du Christ sur terre... Guerre des classes et paix économique... Le Basileus part en campagne... un survol bien intéressant même si l'ouvrage n'est pas récent
Plon, 1954

 

Venise, la Méditerranée, la Porte ottomane !

liens byzantins

! Centre Histoire Civilisation Byzance !
Centre d'Histoire et Civilisation de Byzance
Collège de France - CNRS
Byzantina
"Byzantina"
: chronologie, dynasties impériales ...
Byzantina
"Byzance" dans"La compil'antique" :
fouillé, une mine
...
Byzantium
"Byzantium" : colossal ! Paul Halsall, Université Jésuite Fordham New-York
Byzantium
"Byzantium" : inventaire internet
 
! L'Histoire : des liens !
N° 242, avril 2000
Une série de liens "byzantins"

 

! Trésor d'Orient...Les métamorphoses de Byzance, n° 86 - avril 2005 !
! vers la mosaïque byzantine de 802 à 1204 !
! merci à University Pennsylvania Museum of Archelogy & Anthropology !

Heraclius (610-641)...

Sur le plan extérieur, mène la vie dure aux Perses- souvent lui-même à la tête de son armée, habitude plutôt abandonnée par ses basileus de prédécesseurs, et le premier, passe alliance avec les Khazars, cette peuplade turque nomade.
Sur le plan intérieur, il abat aussi du travail : restructuration de l'empire autour de grandes régions, les "Thèmes", dirigés chacun un "Stratège" ; pour fournir des soldats à l'armée impériale, crée les "Stratiotes", un statut de paysan-soldat qui dinimune la dépendance envers les troupes de mercenaires, souvent tout aussi coûteuses qu'infidèles... mais aussi bouleverse la structure sociale en remettant en cause la grande propriété foncière, qui cependant a encore de beaux siècles devant elle...

Il meurt victime d'hydropisie qui l'avait rendu monstrueusement obèse !

Et en 1647, c'est un sujet "tragique" de plus pour Corneille...
! merci pour la photo à www.livius.org !
! le style date un peu... finalement on y retrouve l'univers impitoyable des puissants : Dallas avant l'heure !
"Pourpre impériale ", Gillian Bradshaw

Demetrias, une talentueuse fileuse de soie à Tyr, obligée de fabriquer un manteau dans la pourpre sacrée pourtant réservé au Basileus, se retouve emportée dans les machinations terribles des comploteurs qui voudraient justement prendre la place de Théodose II... heureusement, Pulchérie, sa soeur, pas encore canonisée, veille au grain ! Et tout finira bien pour Demetrias
1998 - Albin Michel, 1992 - Pocket, 1994

un roman impérial et byzantin (Vè siècle)

! merci à la BNF. pour cette illustration du personnage d'Attila de Corneille par Geffroy (1869) !
! et en 1846, Verdi (1813-1901)  y trouve l'inspiration pour un opéra !

Attila (395-453) : déjà les Barbares sont aux portes...


! indispensable wikipedia : tout sur Attila !
! une conférence passionnante qui remet les pendules à l'heure !

"Attila, fléau de Dieu", merveilleux peplum de P. Francisci (1954) avec le viril A. Quinn, Attila, à qui la sublime Sophia Loren, Honoria, sœur de l’empereur d’Occident Valentinien III, ô scandale, n'hésite pas à s'offir ! A voir absolument
! merci pour la magnifique affiche !
! merci pour la magnifique affiche !
! merci pour la magnifique affiche !
Dès les années 430, le jeune empire Byzantin est confronté aux Huns avec lesquels il entretient un partenariat complexe pour essayer d'en canaliser les énergiques ambitions - Attila ne se proclame-t-il pas "Europæ Orbator", Empereur d'Europe - réussissant finalement à en détourner le flot vers son frère d'Occident, où il devient le symbole du Barbare après qui rien ne repousse... Corneille en rajoute une couche en lui faisant dire dans sa pièce de 1667, "Attila, roi des Huns" :
"On me craint, on me hait, on me nomme en tout lieu
La terreur des mortels et le fléau de Dieu"


même s'il précise dans l'avertissement : "tout le monde n'en connaît pas le caractère. Il était plus homme de tête que de main" reprenant ce que dit Jornandès, historien wisigoth qui le décrivait comme "homme subtil, qui combattait par art, avant d'en venir aux armes" !
"Attila, le maître des steppes", Daniel Kircher

Un bon roman historique mais pas facile, surtout au début, de s'y retrouver : entre l'empire d'Occident, avec son ex-capitale, Rome et sa nouvelle, Ravenne, entre l'empire d'Orient avec Byzance, entre les Barbares : que ce soit Attila et tout ceux qu'il a fédérés, mais aussi tout ceux qui se sont rangés du côté d'un des deux empires et sans oublier tout ceux qui trahissent et passent allègrement d'un côté à un autre !
Olivier Orban, 1981 - 515 p.
Fille d'Arcadius, très dévotement orthodoxe - elle fait condamner Nestorius - elle impose une rigueur quasi monacale à la cour Byzantine ; pieuse mais aussi femme de pouvoir, puisqu'en coulisse, c'est elle qui règne à la place de son pâle empereur de frère, Théodose II ... pour le remplacer à sa mort en 450.
En même temps, des fois qu'on ne ferait pas confiance à une faible femme, elle préfère quand même épouser - il n'est jamais trop tard ! - un vénérable militaire en fin de carrière : Marcien, qui se retrouve basileus et dans la foulée est canonisé avec sa femme après leur mort : il a eu raison de savoir attendre !

Avec un tel parcours, on comprend que Corneille en fait en 1672, une "comédie héroïque" : "Pulchérie"

Pulcherie, impératrice et sainte...(vers 399- 453)



! évidemment,, une "comédie héroïque" de Corneille,, de nos jours...ça date un peu, mais les alexandrins, ça coule bien quand même !
! merci à www.karadar.it  : le livret des "Indes Galantes"  !

Justin Ier (450-527)...

... Justin Ier, ancien général est élu empereur à 68 ans par le Sénat, fondateur de la dynastie justinienne. Lui-même neveu de l'empereur Anastase, en favorisant l'ascension de son propre neveu et fils adoptif Justinien - qui épousera Theodora - il va permettre à la dynastie qui porte son prénom de s'imposer .
L'oncle Anastase (430-518) n'est pas inintéressant non plus comme personnage : haut fonctionnaire sous l'empereur Zénon Ier - il était "silentiaire" chargé de faire respecter le très obligatoire silence qui doit entourer le Basileus ; ce sont un peu les ancètres des eunuques ottomans, même s'ils échappent encore à certains inconvénients de ces postes ! - il est remarqué par l'impératrice Ariane, aussi quand celle-ci est veuve - ça arrive souvent chez les Byzantins, il l'épouse... et succède donc à son ancien patron. Visiblement, il savait tracer sa voie, car il meurt à ... 88 ans , longévité exceptionnelle pour l'époque et encore plus pour un empereur Byzantin !

Pas étonnant que Justin et son époque aient inspiré Vivaldi (1678-1741) en 1724 et Haendel (1685-1759) en 1737, qui en ont fait tous les deux un opéra. Auparavant Scarlatti en 1703 et Albinoni, en 1711 y avaient aussi trempé leur plumes musicales !