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1542 : Antoine Escalin des Aymars (1497-1578) , baron de La Garde

Juillet 1541- janvier 1542 : départ d'Escalin des Aymars, baron de la Garde, dit capitaine Polin - parfois Poulin !- pour Constantinople qui emmène Gabriel d'Aramon dont c'est le premier séjour mais pas le dernier !

16 mai 1543 à Constantinople La Garde embarque sur les galères de Barberousse : Aramon reste à près de Soliman pour représenter la France pendant ces absences

Barberousse ravage les côtes italiennes, la Corse et la Sardaigne. En route pour Marseille, ils fait, début août, avec l'aide plus ou moins enthousiaste de François d'Enghien et de La Garde, un siège plutôt piteux devant Nice qui appartient au Duc de Savoie, allié de Charles-Quint Nice. Il débarque ensuite à Antibes où rien n'est prévu pour l'accueillir ; finalement il est autorisé à hiverner à Toulon ! En juillet 1544, sur le chemin du retour, pour se consoler d'un hiver plutôt inactif, les Turcs, alliés bien remuant quand même, se vengent sur les partisans de l'Empereur : les Siennois puis les Napolitains ; ce qui est tout bénéfice pour les Français, mais les Turcs n'y vont pas de main morte... et il est difficile pour Polin de ne pas voir toutes leurs horreurs ; la preuve : Jérôme Maurand, d'Antibes, son aumonier en fait le récit... détaillé ! Car Polin est du voyage pour éviter que Barberousse ne monte le Sultan contre son allié français. D'ailleurs le 16 juillet en vue de Reggio, Polin abandonne Barberousse, file dare-dare sur Constantinople, d'où il ne reste qu'un mois et repart dès début septembre - comme ça il n'a pas à assister au retour de Barberousse - pour être de retour à Marseille, le 5 octobre 1544.
Et pendant ce temps-là, après le sac de Nice et la paix de Crépy en Laonnois par laquelle François 1er fait la paix à nouveau avec Charles Quint et dont Soliman a été tenu à l'écart, ça chauffe pour Aramon qui évite plusieurs fois d'être empalé
En 1545, arrivée de Jean de Montluc qui déplait aussi bien aux vizirs qu'à Aramon qu'il est pourtant censé venir aider ? Il est accompagné par Jacques de Cambrai qui va assurer l'intérim entre Montluc et Aramon et restera même jusqu'à Codignac !.

Aramon voudrait bien rentrer en France : mais personne ne le lui demande vraiment et Soliman lui, ne veut pas le laisser partir ; qu'à cela ne tienne, à force de ruses - c'est vraiment un aventurier cet homme-là - il réussit à se retrouver devant François 1er qui l'accueille bien finalement puisqu'il le nomme officiellement ambassadeur près le Grand Seigneur avec pour mission - Aramon a-t-il convaincu le roi d'adhérer à ses idées bouillonnantes ? - de monter un nouveau plan d'attaque pour faire diversion en Hongrie avec Soliman mais qui lui, a fort affaire en Perse
 
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1547 : Gabriel d'Aramon

Fin 1551, Michel de Seure, seigneur de Lumigny, chevalier de Malte en 1539, vient à Edirne porteur d'une lettre d'Henri II.
Eté 1552, Aramon est avec la flotte de Sinan Pacha dans la campagne contre les Pouilles et la baie de Naples et collabore au sac de Reggio le 4 juillet 1552. Mais la flotte française avec La Garde rate le rendez-vous prévu ce qui n'empêche pas les Turcs toujours accompagnés par Aramon de défaire les 39 neuf galères d'Antoine Doria le 5 août 1552 !

La flotte de La Garde qui attendait en Corse finalement retrouve Sinan Pacha dans les îles Ioniennes et hiverne à Chio tandis que Sinan, lui, décide de quitter les côte de Naples et rentre à Constantinople, malgré les efforts d'Aramon qui aurait bien continué ! Une fois à Constantinople, Aramon renvoie Nicolay en France via l'Italie.

1553, Polin de la Garde est à la tête de la flotte française qui attaque la Corse avec les Ottomans. En septembre, Aramon, malade quitte Constantinople et croit mourir en route à Novipazar en novembre, néanmoins, il rentre en France où on ne sait l'accueil qui lui fut réservé. Epuisé ? par toutes ces aventures, il meurt avant juin 1554.

Pendant ce temps à Constantinople, il est remplacé - c'était à prévoir ! - par Codignac !
 
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Un sacré numéro cet homme ! Donc en janvier 1547, Aramon repart à Constantinople - cette fois-ci comme ambassadeur officiel ; il est accompagné par Jean Chesneau, Pierre Belon (1517-1565) et ? Michel de Seure. Quand il se présente devant Soliman le 27 avril 1547, c'est pour lui apprendre la mort de François 1er.
Janvier 1551, informé par Soliman qu'il lançait l'expédition maritime réclamé par Henri II depuis deux ans, Aramon rentre en France, voit le roi à Blois et met au point un plan de coopération entre les deux flottes ! En mai Henri II renvoie Aramon - accompagné par Nicolay - avec mission de promettre que la flotte français va remuer ménage du côté d'Italie ; retardé par sa maladie, Aramon part de Marseille le 4 juillet, pour... Alger où il doit retrouver la flotte ottomane. Le 14 août : prise de Tripoli par les Turcs en présence des… français ; ce qui vaut à Aramon la foudre des Chevaliers et de Gaspard de Vallières leur grand maître; à tel point qu'Henri II doit lui imposer le silence et qu'il se fendra d'excuses le 16 novembre. Mais à cette date, Aramon est déjà rentré à Constantinople où Soliman lui réserve le meilleur accueil et grand honneur.
C'en est fini des beaux plans d'attaque qu'il comptait développer. En plus le baron de Fumel et le sieur de Lucson arrivent, porteurs d'une lettre d'Henri II pour le sultan : Aramon ne supporte pas cette rivalité et s'arrange pour détourner sur Fumel la disgrâce qui plane qui est bientôt obligé de repartir alors que lui est désigné par Soliman pour l'accompagner dans la campagne de Perse

En 1547, un nouveau venu dans les affaires turques : Michel de Codignac envoyé à Constantinople que nous allons revoir en 1553 comme ambassadeur ! De mai 1548 à janvier 1550, Aramon accompagne Soliman en Perse avec Chesneau, Jacques Gassot et Pierre Gilles. Jacques de Cambrai assure l'interim à Constantinople.

En 1549, Codignac est à nouveau en mission à Constantinople ! Septembre 1550, les Impériaux s'empare de Mahdiya en Tunisie. D'Aramon excite Soliman à relancer l'alliance franco-ottomane pour reconquérir Madhiya.
 

septembre : 1537 Antonio Rincon...

Après septembre 1537, il succède à Jean de la Forest. Nous avons déjà entendu parler de lui avant même le départ de La Forest !

Du côté de la flotte française : arrivé lamentablement après la bataille - nous l'avons vu - Saint-Blancart désarme à Chio en novembre 1537 mais file à Constantinople visiter l'Arsenal !

Juin 1538, réconciliation de François 1er et Charles Quint. : l'alliance ottoman va-t-elle prendre du plomb dans l'aile ? En tout cas Saint-Blancart rentre à Marseille

Juillet 1541, assassinat de Rinçon par les impériaux de Charles-Quint - semble-t-il ? Donc tous les coups sont permis !

Après La Forest : Rincon, le baron de La Garde & d'Aramon